QFPInquiétudes ScientifiquestestsMéthodes SubstibutivesLa Méthode ModerneCe que vous pouvez faire




Questions Fréquemment Posées

Pourquoi un programme massif de tests de produits chimiques a-t-il été proposé dans le cadre de la nouvelle stratégie sur la réglementation des produits chimiques de l’UE?
En 1998, la Commission Européenne avait promis de réviser la politique en cours concernant les produits chimiques, ceci à cause des inquiétudes grandissantes face à l’influence des produits chimiques dans notre environnement. Ces inquiétudes avaient grandi principalement suite à la pression sur le gouvernement des organismes européens de protection de l’environnement et du consommateur. Ceux-ci soutenaient que peu sinon rien ne se savait au sujet de l’impact de la plupart des produits chimiques couramment utilisés sur l’environnement et la santé. Ces organismes se sont réunis à Copenhague, au Danemark, en octobre 2000, dans le but de discuter les questions à débattre en matière de nouvelle politique chimique européenne. En février 2000, la Commission publia ses White Paper: Strategy for a Future Chemicals Policy, qui établissaient les propositions de la nouvelle politique européenne en matière de produits chimiques.

Qu’exigent les organismes de protection de l’environnement et du consommateur d’une nouvelle stratégie sur les produits chimiques en Europe?
Les cinq premières demandes des organismes de protection de l’environnement et du consommateur – telles qu’elles sont mentionnées dans la charte de Copenhague des produits chimiques – sont les suivantes:
1. Le droit de savoir – y compris quels éléments chimiques sont présents dans les produits.
2. Une date limite après laquelle les risques sanitaires de tous les produits chimiques sur le marché doivent avoir été attestés indépendamment. Toutes les utilisations d’un produit chimique doivent être prouvées et certifiées sans danger pour la santé.
3. Un retrait progressif de tous les produits chimiques persistants ou bioaccumulatifs.
4. Une demande de remplacement des produits chimiques les plus dangereux avec des produits substitutifs plus sûrs.
5. Un engagement à stopper tous les rejets de substances dangereuses dans la nature d’ici à 2020.

Où se situent les interêts des groupes de protection animale par rapport aux organismes de protection de l’environnement et du consommateur?
Les groupes de protection animale soutiennent toutes les exigences de la charte de Copenhague sur les produits chimiques sauf une. Nous soutenons les organismes de protection de l’environnement et du consommateur et demandons des restrictions sévères ou des interdictions d’utiliser ou de rejeter des produits chimiques non biodégradables (persistants) ou se concentrant au fur et à mesure qu’ils se déplacent dans la chaîne alimentaire puis dans le corps humain (bioaccumulatifs). Nous sommes aussi d’accord sur le fait que toutes les utilisations des produits chimiques doivent être certifiées à la fois utiles et sans danger, que l’on devrait exiger l’utilisation des produits chimiques les moins dangereux possible et que le public devrait avoir accès au moment opportun à l’information dont il a besoin concernant les produits chimiques auxquels il est exposé à travers les produits de consommation.
Cependant, nous ne cautionnons pas la création de dates limites fixes et arbitraires pour les tests de produits chimiques (et, bien sur, encourageons uniquement les méthodes substitutives aux tests sur animaux). Des dates limites mises en place dans d’autres pays n’ont pratiquement pas laissé de temps au développement ou à l’incorporation de nouvelles méthodes non animales dans les programmes de tests. Ceci a empêché efficacement toute possibilité de réduire la souffrance et la mort des animaux et a eu pour résultat des programmes de tests chimiques s’appuyant presque exclusivement sur l’information dérivée d’expériences sur animaux cruelles, inadaptées et non fiables.

Est-il vrai que l’on sait peu sinon rien des effets toxiques causés par les produits chimiques déjà sur le marché?
Ceci n’est qu’une hypothèse - qui n’a jamais été prouvée - basée sur un petit nombre de dossiers publiés aux Etats Unis. Ces dossiers sous-estiment largement les informations existant sur les produits chimiques et, par conséquent, mènent à des conclusions erronées et trompeuses. Par exemple, un de ces dossiers affirme que le manque d’information sur les tests toxiques sur les animaux pour les copeaux de bois pose une menace pour la santé publique. Une autre étude stipule que les effets à long terme du chlorure de vinyle n’ont jamais été étudiés, contrairement à ce qu’affirment d’autres documents gouvernementaux en montrant que le chlorure de vinyle a été l’objet de centaines d’études sur les hommes et les animaux. Lors une période de moratoire aux Etats Unis – pendant laquelle des compagnies pouvaient échanger des informations sans être pénalisées – certains dirigeants du gouvernement reçurent plus de 10 000 dossiers de données chimiques dont ils ignoraient l’existence. Le fait est qu’une énorme quantité d’information existe, d’une part sous la forme de bases de données publiques accessibles et d’autre part entre les mains des firmes chimiques. La difficulté est d’avoir accès à cette information. Plutôt que de provoquer la souffrance de millions d’animaux dans des laboratoires pour rassembler des données déjà existantes, PETA et la BUAV pensent que la Commission Européenne devrait exiger que les compagnies et les différents pays se partagent leurs données informatiques afin d’assurer la pleine utilisation de toutes les sources d’information existantes sur les ingrédients chimiques.

Combien cela coûterait-il de combler ces lacunes?
Le coût financier estimé pour combler le manque d’information sur des dizaines de milliers de produits chimiques existant ainsi que leurs sous-produits et dérivés dans le lancement de ce nouveau programme de tests chimiques, est astronomique. Par exemple, l’Institut de l’Environnement et de la Santé en Grande Bretagne estime qu’en utilisant les tests standard sur les animaux, le programme chimique proposé par la Commission Européenne pourrait coûter plus de 8,5 millions de livres sterling (environ 12, 4 millions d'euros).

Quels types d’expériences seraient effectuées sur les animaux?
La Commission Européenne propose que les produits chimiques soient sujets à une stratégie de tests « à échelons » basés sur le volume dans lequel ils sont produits ou importés. Plus le volume de production sera élevé, plus les tests exigés seront chers. Cliquez ici pour voir la liste standard des tests d’empoisonnement des animaux.

Combien d’animaux seraient utilisés pour le programme proposé?
L’estimation du nombre exact d’animaux susceptibles d’être utilisés dans ce programme de l’UE dépend de nombreux facteurs, y compris des résultats de tests précédents. Cependant, il ne fait aucun doute que les méthodes traditionnelles basées sur l’expérimentation animale pour les tests chimiques infligeraient de la souffrance à un très grand nombre d’animaux. En se basant sur les expériences couramment exigées pour les tests de produits chimiques, la BUAV a estimé que plus de 2000 animaux pourraient être utilisés pour tester chaque élément chimique du programme Volume à Haute Production. Et dans un rapport de l’Institut de l’Environnement et la Santé pour le Département de l’Environnement, du Transport et des Régions (actuellement DEFRA) du Royaume Uni, les calculs suggèrent qu’au moins 12,8 millions (8 millions de mammifères et 4,4 millions de poissons) seraient utilisés pour tester 30 000 substances. Cette estimation s’élève à 50,2 millions d’animaux (45,8 millions de mammifères et 4,4 millions de poissons) si l’on prend en compte la progéniture de ces animaux dans des études de reproduction ainsi que les animaux utilisés dans des tests à échelons.

Les résultats obtenus sur les animaux sont-ils transférables à l’homme?
Les tests traditionnels de toxicité effectués sur les animaux n’ont jamais subi d’études rigoureuses de validation scientifique permettant de prouver qu’ils sont fiables et crédibles pour les hommes. Leur utilisation continue est basée sur la tradition plutôt que la science. Il existe de nombreux documents scientifiques prouvant l’échec de certains tests de toxicité à prédire précisément la réaction humaine aux produits chimiques. Ce genre d’erreurs n’est pas surprenant, étant donné les nombreuses différences qui séparent les espèces, que ce soit du point de vue de leur anatomie, de leur physiologie, de leur biochimie et de leur métabolisme. Ces variantes font de l’extrapolation de résultats d’espèce à espèce un procédé extrêmement incertain. Cliquez ici pour plus d’information sur les problèmes scientifiques liés aux tests sur les animaux.

Peut-on tester des produits chimiques sans recourir à l’expérimentation animale?
Oui. Beaucoup de progrès ont été faits en matière de développement, de validation et d’utilisation de méthodes substitutives ces dernières années. Une des méthodes découvertes utilise la culture de cellules qui permet de mesurer la capacité d’un produit chimique à détériorer un élément génétique. Il existe également d’autres tests non animaux qui après des années de recherches et de développement, arrivent en phase finale. Avec des fonds suffisants et une volonté politique, des méthodes substitutives validées pourraient être disponibles et largement subvenir aux besoins du programme de tests chimiques de la Commission Européenne. Cliquez ici pour plus d’information sur les méthodes substitutives.

Quelles améliorations peuvent être apportées a la nouvelle proposition européenne concernant les produits chimiques?
La révision actuelle du programme chimique de l’UE est l’occasion unique pour la Commission Européenne de réévaluer son approche concernant les tests chimiques et de corriger les nombreux problèmes associés à cette stratégie largement basée sur le modèle animal. Cliquez ici pour les recommandations de la BUAV et PETA concernant le nouveau plan chimique de l’UE.

Cliquez ici pour découvrir comment vous pouvez nous aider


QFP | Les Tests
Inquiétudes Scientifiques | Méthodes Substitutives
La Méthode Moderne | Ce que vous pouvez faire

BUAV
PETA