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Les tests

En Europe, les produits chimiques subissent la stratégie de tests “à échelons” qui est basée sur le volume dans lequel ils sont produits. Plus le volume de production est élevé, plus le test requis est approfondi. La liste standard de tests d’empoisonnement pour animaux inclut :

Pour les produits chimiques dont le volume de production se situe entre 10 et 100 tonnes:

Pour les produits chimiques dont le volume de production se situe entre 100 et 1000 tonnes:

Pour les produits chimiques dont le volume de production dépasse les 1000 tonnes:


Les études de toxicité aiguë chez les mammifères sont pratiquées pour mesurer la capacité d’un produit chimique à causer du mal ou la mort grâce à une dose unique. Des énormes quantités de produits chimiques sont administrées aux animaux à travers au moins deux des méthodes suivantes:

  • Voie orale - des produits chimiques sont directement injectés dans l’estomac de l’animal à l’aide d’un tube ou d’une seringue de gavage.
  • Voie cutanée – Des produits chimiques sont appliqués sur le dos rasé et écorché de l’animal.
  • Inhalation – Les animaux sont soit confinés dans une chambre d’inhalation, soit immobilisés avec un appareil respiratoire fixé sur leur bouche.

Ces études infligent une souffrance immense aux animaux. Ils peuvent endurer des douleurs abdominales sévères, des diarrhées, des saignements du nez, de la bouche et des parties génitales, des convulsions, des attaques et des paralysies avant d’être empoisonnés à mort ou tués par l’expérimentateur.

Chez le poisson, il s’agit d’un type de test «  d’écotoxicité » mis en place pour mesurer l’effet d’un produit chimique sur l’environnement et la faune. Des produits chimiques sont déversés dans les aquariums contenant des poissons, qui seront exposés aux tests chimiques pendant plusieurs jours. Le nombre de poissons qui meurent chaque jour est enregistré, et la concentration chimique capable de tuer 50% de poissons est calculée.

Les études d’irritation cutanée sont mises en place pour mesurer la capacité d’un produit chimique à causer une lésion irréversible de la peau. Pour ces études, des lapins sont immobilisés dans des casiers, leur peau est ensuite rasée et une dose unique de produit chimique est appliquée sur sa peau. 4 heures après, la substance est retirée, mais les lapins restent immobilisés pendant plusieurs jours pendant que les chercheurs examinent leur peau et évaluent l’étendue des dommages causés. Les animaux qui subissent ces tests souffrent terriblement car les produits chimiques leur rongent la peau, provoquant des gonflements douloureux, des ulcérations et lésions. Aucun analgésique n’est normalement administré.

Les études d’irritation oculaires sont effectuées pour mesurer la capacité d’un produit chimique à causer une lésion irréversible de l’oeil. Pour ces études, des lapins sont immobilisés dans des casiers et un produit chimique est placé entre leur paupière inférieure et leur globe oculaire. Les lapins sont maintenus dans ces conditions et observés à intervalles réguliers, jusqu’à plusieurs semaines, pour que les chercheurs examinent leurs yeux et évaluent l’étendue des dommages causés. Ces études d’irritation oculaire sont extrêmement cruelles pour les animaux car les produits chimiques leur rongent les yeux, entraînant gonflements, larmoiements et ulcérations. Aucun analgésique n’est normalement administré.

Les études de sensibilisation cutanée sont mises en place pour mesurer la capacité d’un produit chimique à causer une réaction allergique de la peau. Pour ces études, on rase le dos de cobayes ou de souris et un produit chimique déclenchant une réponse immunitaire est injecté sous la peau. Apres avoir développé une réponse immunitaire, les animaux sont soumis à l’application du produit chimique sur leur peau rasée. Les études de sensibilisation peuvent durer plusieurs semaines pendant lesquelles les animaux endurent des souffrances telles qu’enflures, craquelures, ulcérations et inflammations de la peau.

Pour les études de toxicité à dose répétée, les animaux sont exposés à de petites doses répétées de produits chimiques pendant un à trois mois, ceci afin de mesurer les conséquences sur les organes tels que le foie, les reins, les poumons, le coeur et le système nerveux lorsqu’ils subissent des expositions chimiques multiples. Le plus souvent, on force les animaux à absorber les produits chimiques oralement, mais l’absorption cutanée et l’inhalation sont aussi utilisées. D’habitude, ces études sont effectuées sur deux espèces animales différentes, un rongeur (rat, souris, etc.) et un non rongeur (habituellement, le chien).

Les études à dose répétée sont extrêmement stressantes et cruelles, car les animaux sont l’objet de manipulations fréquentes, de procédures d’absorptions forcées contraignantes et inhumaines, sans compter la souffrance engendrée par les effets toxiques des produits chimiques expérimentés. Les animaux peuvent souffrir de salivation excessive, d’anémie, de faiblesse musculaire, de perte de poils, de lésions internes des organes, de piloérection (poils dressés), de vomissements (chez les chiens), de diarrhée, de coma et peuvent même mourir.

Les études de toxicité génétique (mutagénicité) utilisent des méthodes diverses pour évaluer la capacité des produits chimiques à provoquer des mutations ou autres changements dans le matériel génétique corporel. On force des rats, souris ou hamsters à avaler les produits chimiques ou on les injecte directement dans leur cavité abdominale. Des échantillons de moelle osseuse et/ou de sang sont prélevés à plusieurs reprises après l’exposition au produit chimique. Les cellules sont récoltées à partir du sang ou de la moelle et sont ensuite analysées pour anomalies génétiques.

Les études de toxicité de reproduction chez les mammifères sont aussi effectuées pour mesurer les conséquences d’un produit chimique sur les organes reproductifs et la fertilité. Au cours de ces tests, effectués sur des rongeurs, on observe des changements dans le comportement sexuel, dans la production de sperme et d’ovules, dans la fertilisation, le développement avant et après la naissance, et dans l’activité hormonale. Au terme de cette expérience, les animaux sont tués et leurs organes reproductifs sont prélevés pour être examinés. Les animaux utilisés dans les études de toxicité reproductive souffrent non seulement des effets toxiques causés par le produit chimique expérimenté, mais également d’une manipulation souvent fréquente et stressante, d’absorptions forcées et d’immobilisations corporelles.

Les études de toxicité de développement (tératogénicité) sont effectuées pour mesurer l’influence d’un produit chimique sur le développement de la progéniture pendant les étapes critiques du développement. Ces tests sont basés sur des études de toxicité à dose répétée chez des rongeurs féconds et sont quelquefois effectués pendant de longues périodes afin d’étudier plusieurs générations de descendants. Ces études de toxicité de développement sont extrêmement stressantes et cruelles car les animaux subissent des manipulations fréquentes, des immobilisations corporelles et des absorptions forcées, en plus de souffrir les effets toxiques du produit chimique expérimenté. Leur progéniture, si elle survit, peut être victime de terribles malformations de naissance ainsi que d’anomalies comportementales et autres handicaps physiques.

Les études de toxicité chronique chez les mammifères sont conduites pour mesurer les effets à long terme d’un produit chimique sur la santé. Un grand nombre d’animaux souffre et meurt dans ces études chroniques, ce qui conduit à l’utilisation de deux espèces animales différentes, le rongeur (habituellement le rat) et un non rongeur (chien ou primate). Les animaux sont souvent exposés au produit chimique par voie orale ou à travers leur nourriture mais des méthodes par voie cutanée ou respiratoire sont également utilisées. Dans les études chroniques, les animaux peuvent souffrir pendant des années, subissant non seulement les effets toxiques du produit chimique étudié mais aussi de stress, de privation, ce qui signifie pour certaines espèces une vie entière passée derrière les barreaux d’une cage de laboratoire.

Les études de toxicité chronique chez le poisson sont mises en place pour mesurer les effets d’un produit chimique sur l’environnement et la faune. Des produits chimiques sont déversés dans des grands aquariums contenant des poissons, ainsi exposés à ces substances pendant deux à quatre semaines. Le nombre de poissons qui meurent chaque jour est enregistré, et la concentration chimique capable de tuer 50% des poissons est calculée. Les études de toxicité chronique infligent des souffrances atroces aux animaux. Ils endurent de sévères douleurs – mises en évidence par des anomalies physiques et comportementales – avant d’être finalement empoisonnés à mort.

Les études de cancérogénicité sont conduites pour mesurer la capacité d’un produit chimique à provoquer le cancer après une exposition à vie. Elles utilisent à la fois le rat et la souris et peuvent tuer plus de 800 animaux par test. Dans le cadre de ces études, les animaux sont exposés toute leur vie à des produits chimiques toxiques passant dans leur nourriture, à travers leur peau, et l’air qu’ils respirent. Ces études peuvent durer plus de 5 ans, pendant lesquels les animaux empoisonnés par les produits chimiques subissent des souffrances prolongées au fur et à mesure que leur corps se couvre de tumeurs et de grosseurs cancéreuses.

Les études de toxicité propres aux organes sont conduites pour mesurer la capacité d’un produit chimique à détériorer des organes spécifiques, tels que le foie, les reins, le coeur et les poumons, ou les systèmes d’organes, tels que le système nerveux et le système immunitaire. Ces études utilisent principalement des rongeurs, qui peuvent être exposés aux produits chimiques par voie orale, respiratoire ou cutanée, ou alors, dans le cas des études de neurotoxicité de développement, par le biais de la mère quand ils sont encore dans l’utérus. La toxicité est alors observée grâce à différentes méthodes, comprenant les tests du comportement, le prélèvement de fluides corporels, et l’observation post-mortem des tissus et organes. Les animaux utilisés dans les études toxiques spécifiques aux organes souffrent d’une manipulation fréquente et souvent stressante, d’immobilisations corporelles et d’absorptions forcées.

Les autres effets possibles pouvant être observés dans les études de toxicité comprennent les effets possibles sur le système hormonal endocrinien. Cliquez ici pour plus d’information sur les mises en questions concernant la détection de produits chimiques pour le dérèglement endocrinien.

Les études de toxicité chez les oiseaux, qui comprennent à la fois la toxicité de reproduction et de l’alimentation, sont des formes de tests d’”écotoxicité terrestre” effectués pour mesurer l’effet d’un produit chimique sur l’environnement et la faune. Dans les études sur l’alimentation, on donne à des oiseaux tels que canards, cailles et/ou pigeons un régime contenant un test chimique en concentrations variables pendant une période de 5 jours. Au début du sixième jour, on donne aux oiseaux un régime non contaminé, dépourvu de toute substance toxique, pendant un minimum de trois jours supplémentaires. Le nombre d’oiseaux qui meurent tous les jours est enregistré, et la concentration chimique capable de tuer 50% des oiseaux est calculée. Les études de toxicité infligent des souffrances atroces aux animaux, qui endurent des douleurs sévères et de profondes angoisses avant d’être finalement empoisonnés à mort.

Pour les études de reproduction, on donne à des oiseaux tels que canards, cailles et/ou pigeons, un régime contenant un produit chimique en concentration variable pendant au moins cinq mois. Les oiseaux sont amenés à pondre artificiellement, les oeufs sont ensuite recueillis et couvés artificiellement. Les oisillons sont maintenus vivants et étudiés pendant deux semaines. La mortalité des adultes, la production des oeufs, les fissures sur les oeufs, l’épaisseur de la coquille, la viabilité, l’éclosion ainsi que les effets sur les oisillons sont enregistrés.


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