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La Méthode Moderne
Pour que l’Union Européenne respecte ses promesses de réduire l’expérimentation animale de 50 pour cent, de promouvoir le développement et la validation des méthodes non animales, et d’éviter la duplication d’expériences dans la mise en place de sa nouvelle politique sur les produits chimiques, elle doit agir de la façon suivante:
1. Evaluer linfluence des produits chimiques existant sur l’homme et l’environnement et soumettre ces résultats aux commentaires du public. Bien que de nombreux produits chimiques industriels aient des propriétés toxiques, c’est uniquement quand le public ou l’environnement y sont réellement exposés que leur utilisation devient dangereuse. C’est pourquoi, seuls les produits ayant un contact significatif avec l’homme ou l’environnement devraient être soumis à expérimentation qu’ils soient produits en grande quantité ou non.
2. Exiger la circulation et le partage de données entre les compagnies et les pays pour que toutes les informations existantes sur la toxicité chimique soient accessibles (en particulier les informations détenues par les firmes chimiques). L’approche qui consiste à établir un moratoire permettant aux compagnies chimiques de partager des informations chimiques jusque-là privées, fonctionne très bien.
3. Analyser avec précision les données présentées, en consultant les autorités gouvernementales du monde entier, et caractériser entièrement l’étendue précise de chaque lacune en matière de produits chimiques existants. Ces analyses devraient ensuite être publiées sur Internet, et les commentaires du public enregistrés pendant au moins un an. Tous les commentaires reçus devraient être publiés, et la Commission devrait s’engager à réévaluer ses projets de tests en se basant sur ces commentaires.
4. Agir immédiatement pour:
1. Empêcher l’exposition de l’homme et de l’environnement aux produits chimiques non biodégradables (persistants) ou pouvant se concentrer dans la chaîne alimentaire (bioaccumulatifs).Tout effort devrait être mis en oeuvre pour éliminer la production de ces produits chimiques ;
2. Limiter activement le déchargement des produits chimiques industriels dans la nature, et
3. Récompenser les efforts de lindustrie qui utilise les produits chimiques les moins dangereux (principe de substitution).
5. Rendre prioritaires certains produits chimiques pour des tests plus approfondis en se basant sur:
1. Le risque réel qu’ils posent pour la santé humaine et l’environnement (Recommandation 1)
2. Une revue complète, caractérisation et documentation sur les lacunes (Recommandation 3);
3. Des discussions coordonnées avec dautres pays afin déviter la duplication des tests.
6. Exiger que des produits chimiques semblables soient testés sous forme de groupe plutôt qu’individuellement. Regrouper les produits chimiques dans des catégories de tests est une pratique plus courante à l’étranger qui permet de réduire à la fois les coûts financiers et les coûts en matière de souffrance animale d’un programme d’expériences chimiques à si grande échelle.
7. Publier une liste de tous les produits chimiques susceptibles de subir des tests plus approfondis comportant aussi la mention des tests proposés pour chacun (Recommandation 5) et enregistrer les critiques du public pendant au moins les six mois suivant la publication de chaque programme de tests. Toutes les critiques reçues devraient être publiées et la Commission devrait s’engager à réévaluer les programmes de tests proposés en se basant sur les commentaires du public.
8. Encourager activement, pour le plan chimique de l’UE, le développement rapide, la validation et l’incorporation des méthodes non animales plutôt que des expériences animales :
1. Etablir, en coopération avec le Centre Européen pour la Validation des Méthodes de Substitution (ECVAM), une stratégie agressive et ciblée ainsi qu’un plan de mise en exécution de validation des nouvelles méthodes de test non animales. Ce plan devrait être retranscrit dans la politique chimique de l’UE et respecté.
2. Augmenter significativement les fonds accessibles pour des centres comme ECVAM, ceci afin de permettre une mise en place réussie de cette stratégie.
3. Harmoniser la validation et les procédés d’acceptation des normes internationales pour les méthodes de tests non animales afin de maximiser l’utilisation des méthodes substitutives et d’éviter la duplication inutile des efforts de validation.
4. Effectuer les tests chimiques en utilisant une batterie de tests de dépistage in vitro selon une stratégie « à échelons » (par exemple, cytotoxicité, toxicité génétique et analyse relationnelle de structure / activité), suivie de tests in vitro plus approfondis respectant la nouvelle initiative de validation coordonnée de la Commission Européenne.
5. Quand les risques ne peuvent être évalués en utilisant des méthodes non animales, s’engager à retarder d’autres tests jusqu’à ce que ces nouvelles méthodes de substitutions soient validées et acceptées.
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